7 sept. 2007

reprendre ses esprits

c'est dans le calme des bords du Rhône
que je reprends mes esprits
marchant avec mon chien
presque main dans la main
je tiens à la vie, cette chienne de vie
qui pourtant m'en fait voir des vertes
et des pas mûres, d'amour en déconfiture
de tragédies en éclaboussures
j'en ai même oublié de cueillir des mûres
excusez-moi de pour une fois
vous infliger ma désinvolture

une mouette endimanchée

lors d'une promenade en mer
je croisais sur une bouée
une mouette endimanchée

fouiner

l'étranger

la solitude confère à l'homme
toute la lumière
dont il se protège

à l'endroit

dans ce monde à l'envers
les jumelles ont la tête à l'endroit
avec un oeil sur le côté

5 sept. 2007

j'ai senti le choc

dès l'aéroport, j'ai senti le choc
ce n'était pourtant pas la première fois
que je venais à Nougayork

au loin

au loin, Manhattan disparaît
sur la ligne d'horizon un frisson
je reviendrai

NY penche

NY penche quand je pars
je me déhanche pour un dernier regard
sur le Chrysler Building, ses étoiles

sugar

une des dernières images
avant de partir
de la ville de mes désirs
sucrés, ses escaliers

cheminer

On peut faire dire ce que l'on veut à l'écriture. Dans cette grande cheminée où partent en fumée rêves et réalité, alors que j'aimerais tant les retenir, et surtout les unir. Dans cette distance entre le corps et l'esprit, un fourre-tout sans limites, que je voudrais saisir. Non pas pour l'emprisonner, mais pour le transcender.

wireless

c'est un premier signal de détresse
aux réseaux sans fils
sources de mes maux de tête
je préfère la bête stationnée

ça sent la rentrée

les school bus
prêts à démarrer
en tenue d'été

les enseignes, les autos, le vélo

New York condensé
en quelques images
c'est dommage

coup d'oeil sur les toits

je m'assure que tout est bien là
dans la ville de mes émois
les réservoirs sur les toits

retour à NY, traffic


il lui faut bien 2 F à la dame
qui danse dans la matin
pour faire passer les voitures
une à une

4 sept. 2007

les gatobeurks de l'Amérique

c'est tout ce que j'ai trouvé aujourd'hui
pour lui souffler dans les bougies
le gato assis c'est lui
le gato bleu c'est moi
et derrière un gros caca
ça s'appelle un goût de cabinet d'aisances

"tous mes jours sont des adieux"

jour détaché
où je reprends à mon compte
les mots de Chateaubriand

3 sept. 2007

des wagons

et j'en ai des wagons d'histoires
au fond de mes poches
si je cherche bien
à te raconter, demain

énergie non renouvelable

et l'Amérique s'endort
sur le mot "energy"
sans avoir encore trouvé
un remède à la mort

le rêve américain

le rêve américain se concrétise
dans l'image que je veux floue
de Macy's
le grand mall où la devise
est sous contrôle
de la consommation
tous les échantillons
de la bêtise

les ongles d'Amérique

des griffes au bout des mains
la vulgarité prend l'air
des femmes sans lendemain

2 sept. 2007

dans le fond

il y a une fenêtre
au fond de la piscine
j'atteins l'objectif quand
je franchis la ligne bleue

en fermant les yeux un instant

et quand tu déposes
cher Wagner, un baiser
sur chacune de mes paupières
je vois "ça"

nuit américaine

un seul drapeau ne suffit plus
pour affirmer l'identité
d'un peuple mal armé
parce qu'il n'en a plus

1 sept. 2007

alone

seul dans un café
de Binghampton assis
lecture pour compagnie