2 nov. 2007

le grand calme d'un matin frais

et les idées aussi claires que le ciel
pas un souffle de vent, juste le crépitement
de mes doigts sur le clavier
la voisine dort, son chien aussi
mon chat a épousé mon lit

l'Américain est parti à Nice faire
son Fitzgerald comme il dit
je ne l'ai pas suivi, j'avais trop peur
de rencontrer Lucile Steitner sur les hauteurs
laissons les morts à leurs cendres

James Bond me rappelle
qu'il est brillant, il ne manque pas d'air
il est dans l'air du temps, gling-gling au poignet
et toute la panoplie, y compris la voiture de sport
le yacht qui trempe modèle Starskyso

dois-je te rappeler James que tout
ce qui brille n'est pas or, ou est-ce si
difficile pour ta comprenette


je ne suis pas blonde alors qu'est-ce qu'il me veut
James Bond, que je lui regonfle son ego
à coup de pompe à bicyclette?
ou que j'écrive peut-être un livre sur les vedettes
je vais ouvrir un magasin de quincaillerie

comme la mère Blondel, à Veules, souviens-toi Pierre
à l'époque les bourgeois n'étaient pas tape-à-l'oeil
ils portaient juste un loden vert, ou encore mieux un blaser
mais ils s'encanaillaient déjà avec les bergères
les temps n'ont pas changé

juste leur allure